Fête de Sainte BARBE 2017 à la mine de sel de Varangéville

Les Anciens des Salins en Meuse

Pour leur sortie printanière 2014 les membres de l’AAS ont pris la direction de St Germain-sur-Meuse. Autrefois appelé Travia, ce petit village meusien situé sur une ancienne voie romaine doit son nom à l’Evêque St Germain d’Auxerre venu évangéliser en 447 de notre ère. Suite à un miracle, une abbaye fut construite à l’emplacement de l’église actuelle.

Dans cette région riche en calcaire sédimentaire, une carrière fut exploitée dès 1904. En 1984, pour remplacer la carrière de Maxéville, la Société Solvay acquit cette exploitation et augmenta l’activité d’extraction à 1 000 000 t/an de cette matière première qui sert au fonctionnement de la soudière de Dombasle.






Le front de taille du gisement sur 500 m de long est découpé en 3 paliers décalés de 25 m de hauteur, il fournit à chaque tir d’abatage environ 10 000 t d’un produit très pur à 98 % de carbonate de calcium.

Après son évacuation par les énormes chargeuses, le produit subit un calibrage mécanique par concassage et criblage, il est ensuite expédié par rames de wagons vers Dombasle à raison de 10 trains de 2100 t par semaine.
Un effectif permanent d’une quinzaine de personnes assure le fonctionnement de l’exploitation tout au long de l’année.

Après cette visite technique instructive le groupe se rend à Commercy pour déjeuner, l’après-midi étant consacré aux saveurs meusiennes.

C’est d’abord le centre expérimental de trufficulture de Boncourt-sur-Meuse ouvert depuis 2010 au public sur 450 m2 d’exposition avec démonstrations culinaires, dégustations et film qui  présente un véritable parcours initiatique dans l'univers de la truffe. 
Soutenu par l’INRA de Nancy, ce centre contribue au développement de la filière truffe car la vallée de la Meuse et ses terrains calcaires, sont une zone propice à ce trésor souterrain.




En fin d’après-midi les visiteurs sont accueillis dans la fabrique artisanale de la Famille Zins depuis 3 générations. Ce lieu appelé « Boîte à Madeleines » fabrique ce gâteau en forme de coquillage à ventre dodu inventé par Madeleine Paulmier en 1755 lors d'un dîner du duc Stanislas Leszczynski.

Dans cet atelier, on retrouve la madeleine sous plusieurs formes, classique ou en madeleinettes, saupoudrée d'éclats de noisettes, aux pépites de chocolat, de framboise ou d'orange ainsi que glacée au chocolat noir, ou fourrée d'une mirabelle...

Après dégustations et nombreux achats, cette journée de visites techniques et festives a ravi l’ensemble des participants .
AAS/db/Meuse14