Nouvelles hivernales 2017

Nouvelles hivernales 2017

Cet hiver 2017 va-t-il permettre de résorber le stock dormant de plus de 400 000 tonnes de sel de déneigement ?

Les saleuses ont repris du service mais depuis 3 ans lmétéo clémente n’a pas fait les affaires de la mine de Varangéville, c’est le signe d’une activité très ralentie pour la Compagnie des Salins du Midi et des Salines de l’Est actuellement leader du marché pour la viabilité hivernale en France.




Le climat nous est plus favorable en ce moment a indiqué Mr Chevrier Directeur du site ce qui va permettre le prochain redémarrage de l’activité dans la mine. Plus de 75 000 t  de déneigement étant déjà vendues depuis le début du mois de janvier 2017.
Avec une capacité de chargement de 500 camions/jour le précieux cristal gris extrait de la terre retourne tout simplement dans celle-ci après ses bons offices et palie la galère des automobilistes quand les routes
sont gelées ou enneigées.
Contenant un grand nombre de sels minéraux en quantité non négligeable (magnésium, calcium,  potassium, fer, cuivre, iode…) il est moins nocif pour l'environnement que l’on veut nous le faire croire.  

Les mineurs privés de travail au fond avec ce stock excédentaire ont participé à la réhabilitation d’un ancien bâtiment où l’on fabriquait autrefois le gros sel humide de poêle appelé « sel 24h » le temps nécessaire pour obtenir la granulométrie du sel grenu de table.


Anciennes salles à poêles à l'étage du bâtiment et après la tempête

Cette production arrêtée dans les années 1970 au profit d'évaporateurs clos, le bâtiment après travaux servira dans un premier temps à stocker du sel gemme sec en vrac avant la construction d’un nouveau stockage plus vaste que l’on aperçoit sur le parc déneigement (photo). Ensuite, du matériel de conditionnement en provenance d’Aigues-Mortes y fut entreposé et remis en état par la maintenance, servant en partie à la nouvelle ligne de fabrication de boîtes verseuses installées en 1984 dans les anciens locaux d’empaquetage.

Le bâtiment accueillera également une nouvelle affectation des postes de recharge pour les élévateurs à palettes. Eventré après la tempête de 1999, il servait depuis de fourre-tout pour les produits non conformes et devenait une verrue dans la cour principale de l’usine.
Remis à neuf et inauguré ce mois de janvier, le local d'une surface de 1.600 m2 servira de stockage pour le sel de déneigement commercialisé en sac polyéthylène augmentant la capacité de stockage de ce produit hivernal.



 

Mr Hubert François, PDG du Groupe Salins, qui avait fait le déplacement pour cette occasion a indiqué que l’investissement pour la réfection du nouveau bâtiment s’élève à 1 million d’euros, saluant au passage l’aide des services publics et de l’Etat.


Présent également dans l’Est pour formaliser une augmentation de participation dans le capital de « Saline d'Einville », détenue par le mouvement des Coopérateurs de Lorraine jusque dans les années 1980 et venant d’être renovée sous l’influence de son ancien PDG Mr Claude Martin qui a fait valoir ses droits à la retraite fin 2016.

Produites à l’ancienne, les « pétales de sel » caviar de la saline, sont récoltées tous les matins à la surface des poêles par temps froid et sec par les Maîtres-Saliniers. La saline adhère à « Lorraine notre signature » une association de fabricants et de distributeurs lorrains qui s'engagent à valoriser les saveurs et le savoir-faire lorrain tout en participant au développement économique et à la préservation des emplois de notre région.


Saline d’Einville

Le PDG du Groupe Salins a répondu à Catherine Ambrosi journaliste à l’Est Républicain.
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-Vous venez de prendre le contrôle de la Saline d’Einville. Pour quelles raisons ?

Nous avions déjà une participation de 40 % dans le capital, nous sommes aujourd’hui majoritaires et  révoyons un programme d’investissement d’un million d’euros pour permettre à la Saline d’Einville de poursuivre ses activités et d’améliorer ses productions en la spécialisant dans le sel de table et les pastilles de traitement de l’eau, deux domaines sur lesquels elle est bien positionnée.
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-De quels investissements s’agit-il ?

Ils vont se porter sur des machines neuves, un robot
palettiseur et un système d’ensachage pour le sel de consommation humaine.
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Quel pourcentage représentera la production de la Saline d’Einville dans la production du groupe Salins ?

Moins de 6 %, mais il s’agit d’une production très technique et la marque jouit d’une bonne réputation pour son sel de table normal et haut de gamme.
       
-Le nombre de salariés est d’une trentaine. Va-t-il changer ?

Non, il restera le même. Claude Martin a pris sa retraite, le nouveau directeur est Nicolas Roland-Gosselin et le directeur de la production est Grégory Bott.
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-Votre groupe dispose désormais de deux sites de production en Meurthe-et-Moselle. 
Quel poids représentent-ils ?

Les Salins à Varangéville emploient 220 personnes dont une cinquantaine de mineurs. Leurs capacités de production sont, pour la mine, de 525.000 tonnes par an, et pour la raffinerie de sel fin de 560.000 tonnes. La Saline d’Einville commercialise 25.000 tonnes de sel par an.
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-Combien de sites industriels le groupe Salins possède-t-il ?

Quinze en France et à l’étranger (Espagne, Italie, Tunisie, Sénégal), plus la Saline d’Einville désormais. Notre site historique d’Aigues-Mortes produit le sel de mer commercialisé sous la marque bien connue de La Baleine. Nous en avons aussi fait un site touristique accueillant 156.000 visiteurs par an.

-   Pour quel chiffre d’affaires ?

270 millions d’euros en 2016.-    
    
-De nouveaux sondages sont prévus cette année dans la région ?

Oui, ils seront créés ces prochains mois sur la commune de Drouville pour fournir de la saumure à la raffinerie de Varangéville en 2018.

Propos recueillis par Catherine AMBROSI


Production Saline d'Einville

Source db/Est Républicain2017