Mines et salines de Lorraine

Gisement de St Pandelon

Saint Pandelon est situé dans le canton de Dax dans le département des Landes (40180 - Aquitaine). Au sud de Dax, sur les bords de l'élégant Luy de France, joli village de 800 habitants en 2006 .


L'église de St Pandelon

Saint Pandelon séduit avec ses deux châteaux.
Le château Ducros : Sur un site élevé en bordure de la vallée du Luy, l'ancienne résidence des évêques de Dax remonte au début de l'époque romane.
Le château et ses dépendances qui le jouxtent, forment une enceinte rectangulaire qui limite la cour intérieure. Dans l'angle Nord-Ouest domine l'imposante tour-donjon carrée fortifiée.

Le château d'Hercular : Construit en 1600, ce château, récemment restauré, de dimensions modestes, possède deux tours cylindriques d'angle, coiffées de dômes. Coté Nord-Est une grosse tour dotée d'ouvertures à meneaux alors que sur l'angle Nord-Ouest apparaît une tourelle dotée de bouches à feu


Château Ducros


Le sel y existe en abondance sous les plaines de l'Adour , exploité depuis le moyen âge par galeries souterraines ,l'or blanc participa au rayonnement de la République de Venise grâce aux voies du sel.

 Longtemp oublié ce gisement  fut redécouvert à la fin de 1862 par un ingénieur du gaz, Claude LORRIN, qui avait creusé un puits dans son jardin situé au centre de la ville de Dax, à 78 m de profondeur, alors qu’il recherchait des eaux thermales.
 Claude LORRIN décida alors d’exploiter ce gisement en association avec un ingénieur anglais M. LYTE et créa sur le site de la saline actuelle, la Société des Salines de Dax.
 Après quelques années, l’exploitation du Puits LORRIN devint très difficile et il fut décidé d’exploiter le gisement de St Pandelon qui avait été concédé par décret en 1881.
Jusqu’en 1907, le sel gemme fut extrait sous forme de blocs solides par galeries souterraines.
Ce minerai était transporté à Dax par chars à bœufs.


L'effondrement de la mine de St Pandelon a constitué ce lac d'ou était pompée la saumure.

En 1907, quand la mine de St Pandelon fut inondée par une venue d’eau, l’exploitation se poursuivit par pompage de saumure dans les anciens puits et renvoi de cette saumure à la saline par une canalisation de 8 km de longueur.

En 1962, cette méthode était abandonnée .Deux sondages étaient alors implantés à l'extérieur de la zone inondée , exploités suivant la méthode de dissolution avec protection du toit de sondage par matelas d'air.


Une vue générale des poëles de fabrication sel grené.

Cette saumure décantée et traitée pour en éliminer le chlorure de magnésium et les argiles était évaporée sur le même principe que Varangéville ( Poëles rondes et rectangulaires).

 En 1973, la CSMSE alors propriétaire de la Saline procéda à une reconvertion totale de l'installation : constituée d'un triple effet partiel qui fabrique du sel fin et ou l'effet 3 permet de réchauffer 2 poëles de 400 m2 cristallisant en trémies le gros sel au fond des poëles.


Mise en place de l'évaporateur sur sa charpente



Vue générale du triple effet


En 1985, la décision d'arrêter la fabrication du sel grené amena  à modifier cette installation en thermo- compression en achetant du courant à E D F avec " effacement jours de pointe".
Une automatisation était nécessaire et c'est Merlin Gérin et Fisher Contrôls qui assurèrent le pilotage et la régulation de cette reconversion.


Salle de contrôle en 1985

Doc : collection < Le Salinier>